Entrepreneuriat social : aider les femmes à devenir LeadHer

Faire valoir les droits des femmes, ça ne devrait pas être que le 8 mars ! Le Mouves vous propose de faire un rapide état des lieux de l’entreprenariat (social) au féminin et de mettre en avant des solutions qui marchent pour aider les femmes dans leurs postures de cheffes d’entreprise.

 Quelques chiffres

  • 66 % des employés de l’ESS sont des femmes
  • Mais elles ne représentent que 32 % des créateurs d’entreprise, tous secteurs confondus
  • Seulement 13 % des fonds levés par les startups françaises le sont par des femmes

Le refus d’accès au crédit financier est deux fois supérieur pour les femmes que pour les hommes. L’association Empow’her a mené récemment une enquête qui montre que l’accès au financement est le premier obstacle pour les femmes entrepreneures, comme pour les hommes entrepreneurs sociaux mais pour des raisons différentes. 29 % des femmes interrogées évoquent le manque de confiance de la part des investisseurs, 24 % la difficulté à convaincre, contre 14 % et 10 % pour les hommes, sur ces deux facteurs.

Les freins à l’entrepreneuriat des femmes

Les causes de la disproportion et des inégalités ? « Ça n’est pas du tout une question de compétences explique Jérôme Gervais responsable des Programmes à la Fondation Entreprendre. Malheureusement, le principal obstacle à la création d’entreprise et à leur réussite, c’est parfois le manque de confiance des femmes elles-mêmes. Elles pensent à créer leur propre emploi, mais pas une entreprise de croissance, dans des secteurs plus porteurs (industrie, technologie). Elles ont aussi parfois tendance à surinterpréter les risques liés à la création d’entreprise. »

Fatiha Legzouli, fondatrice de Little Big Women, une association lilloise d’accompagnement au leadership féminin, liste de son côté cinq freins principaux à l’entrepreneuriat féminin. « La socialisation différenciée fait que les femmes n’apprennent pas à dire, penser, faire la même chose que les hommes, notamment par rapport à la gestion, à la finance ou au management. Il y a aussi une question de légitimité et de représentations : l’entrepreneur est d’abord un homme, un aventurier, un héros. Le pouvoir et l’argent sont aussi vus comme des attributs essentiellement masculins.

Le parcours antérieur des femmes est aussi un frein : elles ont parfois moins connu de réussites. Elles disposent également de moins de modèles inspirants de réussite. Enfin, même si les choses bougent, ce sont toujours les femmes qui gèrent le foyer, et la conciliation des temps professionnel et familial continue de leur poser problème. »

Le marrainage, une aide précieuse pour les femmes

Pour faire face à ces obstacles, se développent des programmes spécialement destinés à aider les femmes dans leur démarche entrepreneuriale.

Le Mouves a donc repris le flambeau et constitue des binômes féminins dans le cadre de son programme LeadHer, initié avec le soutien de la Fondation Egalité Mixité et la Caisse d’Epargne. Isabel Bornet et Anaïs Georgelin sont un de ces tandems entrepreneuriaux, où l’expérience de l’une enrichit le parcours de l’autre et réciproquement.

Isabel Bornet

Isabel Bornet – Fondatrice du YouMain

« Le plus gros frein qu’ont les femmes vient des représentations qu’elles se font d’elles-mêmes, confirme aussi Isabel Bornet, fondatrice de Youmain, un cabinet qui accompagne les organisations autour de trois axes principaux : la transformation digital, l’intergénérationnel et le leadership féminin. Le marrainage les aide à mieux se connaitre, comprendre ce qui est important pour elles.

Depuis un an et demi, j’essaie d’aider Anaïs à affirmer sa posture. Plutôt que son projet, j’accompagne la cheffe d’entreprise qu’elle est et devient, en prenant en compte son écosystème ses associés, ses clients, les experts sur qui elle peut s’appuyer… Elle gère mieux son temps et ses priorités, s’est fait repérer par de grands comptes. Elle sait davantage où elle va, ce qu’elle veut faire, tout en assumant mieux son identité de femme. De mon côté, j’ai toujours aimé transmettre et j’apprends aussi beaucoup de nos échanges. »

Anaïs Geaorgelin

Anaïs Geaorgelin – fondatrice de SoManyWays

« Même si les représentations qu’on a à propos des femmes rencontrent parfois une réalité, raconte la jeune femme, je crois qu’il ne faut pas se trouver d’excuses : c’est dur, certes, d’entreprendre au féminin, mais certaines le font, alors pourquoi pas moi ? J’essaie d’en faire un atout, une singularité. Mon travail avec Isabel, m’aide à affirmer cette identité, cette posture féminine de leader.

Son retour d’expérience est précieux : il me permet de prendre du recul sur les problèmes, de redescendre dans mon arbre de décision. Et il m’a confortée dans ma conviction : je ne suis pas résignée à laisser ma place aux hommes, même pour aller parler « gros sous » ! »

Elles soutiennent le programme LeadHer

Martine Pinville, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire, Antoinette Gulh, Adjointe à la Maire de Paris chargée de toutes les questions relatives à l’économie sociale et solidaire, à l’innovation sociale et à l’économie circulaire et Anne-Cécile Mailfert, Présidente de la Fondation des Femmes soutiennent le programme LeadHer. Découvrez leur message en vidéo !

Martine Pinville,
Secrétaire d’Etat en charge de l’Economie sociale et solidaire

Antoinette Gulh, Adjointe à la Maire de Paris en charge de l’économie sociale et solidaire

Anne Cécile Mailfert,
Présidente de la Fondation des Femmes

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