Marie Monziols – Prizle

Prizle est une entreprise sociale qui vient de faire son lancement, elle est née d’une envie, celle de ses fondateurs, issus du digital : mettre leurs compétences au service d’une entreprise porteuse de sens. En réinventant le don gratuit, Prizle aide les associations et met le don à la portée de tous : chacun peut déclencher un don à l’association de son choix sans rien débourser lors de ses achats en ligne. Ce sont les sites de e-commerce qui reversent un pourcentage de nos achats à destination de l’association que l’on souhaite soutenir. Un concept d’économie vertueuse, où tout le monde y gagne.

 

  • Peux-tu me parler de ton parcours et de ce qui t’a amené à l’entrepreneuriat social ?

 

Depuis petite, j’ai baigné dans un environnement assez social et engagé. Mes parents avaient un petit commerce et ils étaient en quelques sortes, déjà, des entrepreneurs sociaux : ils étaient très proches de leurs salariés, ils pratiquaient la discrimination positive… Puis j’ai fait beaucoup de voyages dans des pays touchés par la pauvreté et l’oppression politique, je me suis engagée dans des associations, mes parents ont hébergé des réfugiés politiques, il y a eu autour de moi comme un terreau du social qui a fait que je me suis toujours sentie concernée par l’environnement dans lequel je vis.

Je suis diplômée de Sciences Po Paris, j’ai travaillé dans le domaine culturel puis  très vite dans la communication digitale au moment où le web explosait. J’ai fini par m’installer à Montpellier en tant que consultante indépendante pour des grands groupes. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me “re-questionner” sur mon engagement social. En 2015, suite à trop d’événements dans le monde (catastrophes naturelles, crise dite des migrants..), avec Guillaume Alabert, mon associé, nous avons beaucoup discuté de notre implication d’entrepreneurs, et l’idée de Prizle nous est venue en 2016. Nous voulions que Prizle porte nos valeurs tant dans son objet que dans son fonctionnement interne, c’est pourquoi nous souhaitons porter la diversité et la parité comme l’une de nos valeurs phares, pour le moment on est même plus de femmes que d’hommes, ce qui est assez inédit pour une entreprise Tech !

 

  • Est-ce que tu as rencontré des obstacles dans le développement et le lancement de Prizle ?

 

Nous avons eu l’idée de Prizle en 2016 et nous ne nous sommes lancés qu’en 2017 pour de multiples raisons et le fait de ne pas se précipiter a été très bénéfique pour nous. Je pense que cela nous a évité certains ratés qui peuvent survenir quand on va trop vite. Donc pour le moment, nous croisons les doigts, mais nous n’avons pas vraiment connu d’obstacle car nous savions où nous allions sur le plan technique.  Et Prizle permet déjà de soutenir de belles associations et ONG comme les Banques Alimentaires, Bibliothèques sans Frontières, Bloom, Fipfa, J’accede, Le Refuge, Plan International, Prison Insider, Singa, ou Vaincre les Maladies Lysosomales.

 

  • Quel est l’enjeu principal de Prizle aujourd’hui ?

 

Nous avons un système d’économie positive : d’un côté l’utilisateur a la satisfaction de pouvoir donner, même s’il ne débourse rien, et ce sont des associations et des ONG qui bénéficient des dons, et d’un autre côté il y a les sites d’e-commerce qui ont besoin de sites partenaires, donc autant que cela soit des sites éthiques comme Prizle. Nous avons validé en premier notre partenariat avec des sites de e-commerces, puis avec les associations. Il nous reste à valider l’adhésion des donateurs, pour ce faire il va falloir que nous communiquions correctement et surtout que nous fassions de la pédagogie pour expliquer et sensibiliser au principe du don gratuit. C’est là notre enjeu pour 2018.

 

  • Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui comme toi veut se lancer dans l’entrepreneuriat social ?

 

Je dirais qu’il est important de bien s’entourer et de bien choisir les personnes avec lesquelles on choisit d’entreprendre. Le collectif suppose de poser en amont une vision commune de l’entreprise. A fortiori dans l’entreprenariat social, il est indispensable que les porteurs d’un même projet aient une sorte de pot commun, incluant les valeurs, et qu’ils ne fassent pas que mettre en commun des compétences. Et qu’il s’intéressent à l’environnement dans lesquels ils veulent évoluer.

 

Ensuite, nous l’entendons souvent mais c’est important pour passer le pas de l’entrepreneuriat : il ne faut pas avoir peur de l’échec et accepter la possibilité de se tromper ou de tâtonner. Rien n’est jamais acquis.

 

  • Pourquoi avoir rejoint le Mouves ?

 

Je connaissais le Mouves depuis un certain temps, j’avais assisté à des conférences que le mouvement avait organisé à Paris. Quand j’ai choisi de me rendre à la première réunion à Montpellier en novembre 2017, je ne savais pas à quoi m’attendre et je n’avais pas non plus d’attentes particulières, si ce n’est rencontrer des entrepreneurs avec qui il peut y avoir des synergies. Ce qui a motivé mon adhésion, c’est donc l’équipe et l’écosystème du Mouves, il y a une dynamique positive, des interlocuteurs et des événements intéressants.

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