Eva Sadoun, Lita.co _ Leadher 2018

 

Eva est marraine du programme Leadher 2018

Tout a commencé par sa rencontre avec Julien en post-prépa, qui est à ce jour son associé à LITA. Ils montent ensemble une ONG franco-togolaise spécialisée dans l’éducation et dans la reconstruction de salles de classes dans une région éloignée de la ville : Kpalimé.

Puis, elle se spécialise dans la finance éthique et débute sa carrière dans une entreprise de micro-finance indienne. Après une spécialisation dans l’analyse extra-financière, elle travaille pour des politiques de désinvestissement de la BNP Paribas.

Ayant la volonté d’engager les citoyens vers une finance plus solidaire, elle se tourne vers l’Impact Investing et fonde LITA, une plateforme d’investissement participatif qui permet de financer des start-ups et PME à fort impact social, sociétal et environnemental.

LITA c’est aujourd’hui 10 millions d’euros collectés auprès du grand public pour le compte de 35 entreprises sociales et une présence internationale dans trois pays : France, Belgique et Italie.

Eva met un point d’honneur à mener des actions de sensibilisation auprès des banques pour changer leurs habitudes et les former aux enjeux et spécificités des entreprises sociales.

 

  • Comment te définirais-tu en 3 mots ?

 

  • Passionnée
  • Persévérante
  • Pas politiquement correcte

 

  • Quelle expérience considères-tu la plus marquante dans ta vie professionnelle à ce jour ?

 

La croissance de LITA ! Nous sommes passés de 3 à 20 personnes en l’espace de 3 ans. Pour moi, la création d’emploi est une des plus belles réussites de l’entrepreneuriat social.

C’est aussi le fait de partager une vision et une dynamique commune avec les employés de LITA, nous croyons tous au projet et à son développement.

 

  • Qu’est-ce qui te fait vibrer dans ton travail ?

 

Ce qui me motive c’est le pouvoir d’opérer un changement à travers l’entrepreneuriat social. Le secteur financier a besoin d’être transformé, chaque jour je mets ma pierre à l’édifice pour le rendre plus proche de l’humain et apporter une plus-value positive.

 

  • Comment vois-tu l’impact des femmes évoluer sur le monde professionnel ces dernières années ?

 

Le souci est que même si les femmes prennent leur place dans le monde de l’entrepreneuriat, c’est en adoptant une posture qui convient et en se conformant à ce qu’on attend d’elles.

Les secteurs entrepreneurial et financier sont des mondes codés où les femmes sont tributaires des codes imposés par l’entrepreneuriat masculin provenant souvent des Grandes Ecoles de Commerce. Cette situation ne laisse pas sa place à des profils différents.

  • Selon toi, quels sont les leviers pour pousser l’entrepreneuriat social féminin à ce jour ?

 

Les femmes auraient besoins d’un écosystème plus accueillant et bienveillant. Cela passe aussi par la diversification des profils dans les partenariats financiers.

Davantage de femmes dans le secteur financier aideraient à booster l’entrepreneuriat féminin et ne plus donner l’impression que les femmes sont « des ovnis » ou qu’elles ont besoin de se conformer à une norme pour réussir.

 

  • Pourquoi avoir eu envie de rejoindre le programme LeadHer ?

 

Je n’ai jamais ressenti ce problème d’entreprendre en tant que femme, je l’ai plutôt utilisé comme une force. Lorsqu’un environnement est hostile, j’ai envie d’y aller !

Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde et c’est pour cette raison que je souhaite montrer aux autres femmes que c’est possible. C’est en se confrontant à ces environnements que l’on peut les changer.

J’ai eu envie de rejoindre LeadHer pour enseigner la résilience et l’envie de transformation.

 

  • Qu’est-ce que tu penses/ souhaites retirer de cette expérience de mentore ?

 

Cette expérience de mentore est l’occasion de me questionner sur l’entrepreneuriat social au féminin. J’ai envie d’avoir une relation entrepreneuriale extérieure à ma société qui est ni intéressée, ni liée à un rapport hiérarchique. Ce rôle de marraine sera un véritable partage d’expérience.

  • Si tu avais un conseil à donner à un/ une futur(e) entrepreneur(e), ce serait quoi ?

 

Se sentir challenger par les environnements qui peuvent paraitre compliqués pour arriver à un vrai changement de société : pour avoir le plus d’impact, il faut opérer un changement systémique !

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