Cécile Galoselva – Etic, foncièrement responsable

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Cécile Galoselva dirige Etic, une entreprise sociale spécialisée dans la gestion éthique et responsable de bâtiments. Après avoir bénéficié d’une rénovation aux normes environnementales, ces derniers sont mis à disposition des acteurs de l’entrepreneuriat social. Ces immeubles offrent des bureaux privatifs, des espaces de coworking loués à la journée et des services mutualisés (salle de sport, de yoga, de vidéo conférence ou encore services comptables, etc.). Le système collaboratif permet de réaliser des économies d’échelle qui rendent les loyers plus abordables.

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Etic conduit ses projets avec une triple exigence : sociale (initier la solidarité et la collaboration, garantir l’accès aux personnes à mobilité réduite, …), environnementale (rénovation écologique, pratiques écologiques des locataires, …) et économique (promotion des consommations durables, bas coût des prestations, lucrativité limitée, …). Les projets sont par ailleurs financés par des acteurs de la finance solidaire (la NEF).

Pour Cécile Galoselva, il s’agit essentiellement de lutter contre la spéculation immobilière et de permettre aux acteurs qui œuvrent pour l’intérêt général et les causes d’utilité publique de bénéficier de conditions de travail décentes. Les quartiers attractifs et centraux des grandes villes leur étant souvent inabordables. « C’est la base du principe de l’exclusion » souligne-t-elle.

L’entreprise sociale Etic gère à ce jour 3 bâtiments dont le Comptoir étic situé à Vaulx-en Velin et où elle s’est installée. Derniers nés : le Beeotop à Clichy en partenariat avec Generali et une usine désaffectée à Montreuil. Ce dernier projet prévoit de garder le cachet de l’édifice et notamment quelques fresques et tags.

L’interview

Cécile, comment êtes-vous devenue entrepreneure sociale ?

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Je suis originaire d’une banlieue Lyonnaise, c’est en partie pour cette raison que je suis sensible aux questions d’exclusion. Après mes études, je suis allée travailler aux Etats-Unis, puis à Paris, où, après cinq ans  j’ai eu la chance d’obtenir le financement d’un MBA par mon entreprise. C’est à l’université d’Oxford que j’ai entendu parler pour la première fois de « social business ». Pour moi c’était l’occasion de trouver une cohérence entre mes compétences, les « outils du capitalisme » et mon désir d’être utile aux autres.

J’ y ai fait la connaissance d’un activiste qui a entrepris la construction d’un immeuble étique et collaboratif pour remédier à ses propres difficultés à trouver des bureaux pour son association. J’ai ensuite participé pendant six années à développer son projet en Angleterre. Revenue en France, j’ai entrepris de développer le concept !

Un conseil pour les entrepreneurs sociaux ?

Etre ambitieux et vivre ses valeurs… Porter une vision. Parfois on passe un peu de temps à se « regarder le nombril » mais ça vaut le coup car on fait des choses en cohérence avec ses envies.

3 bonnes pratiques ?

Je pense premièrement que garantir une lucrativité limitée et un écart des salaires raisonnable est très important. C’est plutôt facile au début mais il faut s’engager sur le long terme pour garantir la cohérence du projet et la motivation des salariés. Les écarts de salaires démesurés sont à la source de beaucoup de maux dans la société.

Par ailleurs, je crois en la valeur de transparence qui me paraît être un vrai tabou en France. Il faut publier ses comptes, des statistiques sur ses employés, cela permet de mettre le doigt sur ce qui ne va pas et de n’exclure personne de la société.

Enfin, je suis pour la performance globale et holistique. Environnementale, économique et sociale. Il faut optimiser ces trois facteurs pour ne pas passer à côté de l’essentiel !
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Pour en savoir plus


13h avec vous – France 3 – à Vaulx-en-Velin… par Etic_France

Rendez-vous sur le site internet d’Etic à cette adresse : http://www.etic.co/

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