Portrait d’Elodie Jacques – Ma Tribu Relax

Présentation de la structure / de votre rôle dans celle-ci

Ma structure n’est pour l’instant pas encore créée, c’est plus pour l’instant un projet que je suis en train de monter qui ouvrira en septembre et qui s’apellera Ma Tribu relax. Ce sera une structure d’espace de bien-être dédié à la famille contenant un espace de restauration avec des profuits bio locaux, un espace de bien être, de massage, un sauna et d’autres pratiques de bien être puisqu’il y aura plusieurs intervenants qui sous-loueront un espace. La structure incluera également un espace garderie pour pouvoir y laisser son enfant pendant que l’on profite  d’un soin, d’un cours collectif, d’un atelier ou tout simplement d’un café, parce qu’en tant que parent, rien que ça c’est déjà le paradis.

Je suis co-gérante du projet que je monte avec une amie. Je m’occupe de la partie bien être, et j’aurai bien-sûr mon cabinet de massage sur place et elle s’occupera de l’espace restauration.

Comment êtes-vous devenue entrepreneure sociale ?

Je pense que j’ai toujours été attirée par le collectif, je me suis mise à mon compte il y a à peu près deux ans en tant que praticienne de massages bien-être et j’ai opté pour la coopérative d’activité d’emploi parce que le statut d’auto-entrepreneur ne me parlait pas du tout et j’avais besoin de ce côté collectif qui m’a vraiment beaucoup appris, autant sur le plan professionnel, par des ateliers plutôt techniques et par l’accompagnement qui est proposé en coopérative, que sur le plan personnel puisque j’ai fait des tas de rencontres et que l’on a eu la chance d’avoir des ateliers ciblés en développement personnel.

Donc c’est vraiment quelque chose qui m’attire, la dimension sociale, le fait d’avoir des synergies les uns avec les autres et de pouvoir grandir ensemble dans une éthique en ayant les mêmes valeurs.

Parallèlement je suis aussi dans un club d’entrepreneures féminines national, qui regroupe des femmes à vraiment fortes valeurs qui veulent s’engager, qui veulent changer des mentalités, porteuses des fortes valeurs humaines dans lesquelles je me reconnais entièrement. J’ai de plus rejoint le programme LeadHer du MOUVES et dès les premières rencontres et dès mes premiers échanges avec ma marraine, j’ai retrouvé ces valeurs humaines et c’est vraiment chouette de pouvoir évoluer dans ce milieu bienveillant. On découvre que l’on n’est pas obligée de rester cantonnée à l’aspect technique, financier et commercial de l’entrepreneuriat.

Quels sont les obstacles que vous avez surmonté ?

Un vrai obstacle, je n’en vois pas trop parce que je suis de nature vraiment optimiste et à trouver des solutions à tout les problèmes mais on peut parfois rencontrer certaines difficultés.

Ainsi pour le montage de mon plan financier, en tant que femme j’ai dû faire face à des croyances, des doutes vis à vis du fait que le projet était peut-être trop grand pour moi, alors que nous sommes quand même deux co-gérantes, et qu’on est sur un projet à fort potentiel puisqu’il n’existe pas sur toute la région Grand Est. Je ne considère pas vraiment ça comme un obstacle parce que je suis vraiment fonceuse et que j’avais évalué le projet financièrement, et que je voyais que ça pouvait marcher, et en plus de ça c’était quelque chose qui vibrait beaucoup en moi. Pourtant m’entendre dire ça, ça n’est jamais facile, en plus faire quelque chose de plus petit, ça mène à de l’auto-sabotage parce qu’en faisant plus petit, le projet va moins marcher ou va avoir des aspects qui vont être coupés alors que c’est toute l’essence du projet. Il faut trouver un juste milieu et rester dans le raisonnable tout en se faisant assez confiance pour des fois aller contre vents et marées, être sûre de ce qu’on vaut et ne pas se dévaloriser parce que l’entrepreneuriat, on le sait, n’est pas un long fleuve tranquille.

Quels sont les enjeux actuels de Ma tribu Relax ?

Là nous sommes sur des enjeux financiers parce qu’on est vraiment en phase de finalisation, on voit des banques et des organismes financiers dans les prochains jours, donc c’est vraiment la phase décisive pour savoir si on est suivies ou pas, mais ça a l’air en plutôt bonne voie puisqu’on a eu des contacts et qu’on est pas mal suivies, par la CCI, on a participé à la Fabrique Aviva, et de savoir qu’on faisait partie du programme LeadHer a quand même pesé dans la balance et a donné légitimité à notre projet auprès de ces organismes, ça a créé une dynamique ascendante qui je pense va nous porter jusqu’à l’ouverture en septembre. Après ça on enclenchera les travaux de mises aux normes de la maison puisqu’on part d’une maison d’habitation et après, et bien, ce sera le sprint final !

Trois conseils pour un nouvel entrepreneur social ?

Je dirais pour le premier de croire en soi, de construire son projet avec un équilibre entre notre intuition, notre créativité et du pragmatisme. Le côté pragmatique est vraiment important à certains moment parce qu’il faut quand même garder un peu les pieds sur terre et en même temps, il faut vraiment être connecté à son intuition et à sa créativité parce que je pense qu’on peut vraiment soulever des montagnes en sortant du schéma classique. 

Mon dernier conseil serait de tenter, parce que souvent on n’ose pas, on se mets à soi-même des barrières en se disant que ça n’ira pas, qu’on n’est pas assez formé, ou que ça ne se fait pas encore, je dirais qu’au pire si ça ne marche pas, on recevra un « non ». La plupart du temps il n’y a pas d’enjeu si grave que ça. On est souvent beaucoup dominés par la peur quand on se lance dans l’entrepreneuriat et je pense qu’il faut vraiment surmonter ça. Mais aussi réussir à se détacher des craintes que les autres projettent sur vous et votre projet !

Pourquoi avez-vous adhéré au Mouves ?

Toute cette dimension sociale d’entrepreneur social au féminin c’est quelque chose qui me parle beaucoup, que j’ai déjà beaucoup expérimenté en coopératives et par ce club d’entrepreneures féminines et j’avais envie de me retrouver sur le terrain, parce que par ce projet je vais sortir de la coopérative et le club était au départ un groupe Facebook, maintenant c’est un véritable club d’adhésion mais qui reste un club national où même si on se rencontre de temps en temps, il y a plus de virtuel que de terrain, et là d’avoir quelque chose de régional c’était quelque chose qui m’attirais beaucoup.

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